Dimanche 17 octobre, Le Mans, à l’hôtel, le matin. Journal d’écriture d’Anne Savelli.

Très bien dormi dans cette chambre paisible, silencieuse, où je repense à la journée/soirée d’hier : d’un côté, Cowboy Junkies m’a permis de rencontrer une amatrice de musique qui se confronte, dit-elle, à la langue anglaise ; de l’autre, passé pas mal de temps à voir défiler des gens dont je me disais que mes livres avaient peu de chance de les intéresser…

Le plus important : rencontré Thierry Beinstingel (dont je lis les livres depuis des années et que j’avais croisé brièvement presque dix ans plus tôt ). Longue discussion avec lui dans un brouhaha infernal, troupeau d’auteurs que nous sommes (du matin au soir on ne peut pas vraiment s’extraire du salon, ni aller à l’hôtel comme on veut).

Au salon :

Matin. Froid polaire (4 degrés sous la tente qui abrite les stands). Thierry passe et me demande une dédicace pour Franck. Je fais un brouillon pendant qu’il n’est pas là (en fait, j’ai un peu le trac). De mon côté, j’irai chercher Bestiaire domestique plus tard (nous nous achetons mutuellement nos livres). On ne se réchauffe pas, mais il y a un peu plus de place qu’hier.

14 heures : je dois participer à une table ronde. Personne. La radio locale, chargée de l’organiser, nous a oubliés, il n’y a ni micros ni chaises (pas de place pour s’asseoir, exactement ce que je raconte dans Franck). Le titre de la table ronde ? "Ceux dont personne ne veut". En effet.

Un peu plus tard : finalement, le débat a eu lieu, avec deux auteurs sur quatre seulement à cause de la grève des transports, et dans des conditions… Dans les courants d’air, obligée de lire en criant, presque, à cause du bruit, gens qui déambulent juste devant et ne s’arrêtent pas. Mal de tête qui commence à poindre, grande fatigue, hâte de partir. Heureusement que Thierry est venu me soutenir.

Sur mon stand : tiens, un type commence à lire mon livre sur les CJ, mais bon, je ne sais pas si… ah si, il continue… alors ? Suspense. Gros gros suspense. Maintenant il lit la fin. Il le repose. Commence à lire Franck. La quatrième de couv.

Un peu plus tard : il a pris les deux ! C’est un disquaire/libraire de la Fnac du Mans, qui avait auparavant monté un café littéraire en Bretagne avec sa femme, me dit-il. Très sympa.

A midi, discuté avec une femme qui travaille audio et texte, aime Steve Reich, Sophie Calle. M’a donné des conseils pour soigner mes migraines.

Tant qu’à faire, j’ai placé des bonbons devant mes livres.

(presque un an plus tard,Thierry et moi sommes en train de préparer une lecture croisée "autour de Franck" à Montreuil)

 

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Classé dans Auteur(e) en résidence : Anne Savelli, Auteurs invités sur ce blog

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