Les editions-dialogues.fr en numérique !

Les tout premiers livres des editions-dialogues.fr sont désormais disponibles dans leur version numérique, au prix d’un livre de poche.
Vous les trouverez bien sûr sur le site de la librairie : https://www.librairiedialogues.fr/dossiers/les-editions-dialogues-fr-en-numerique/

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Une nouvelle inédite de Laurent Gaudé

Dans la limite des stocks disponibles, Dialogues et Babel vous offrent un inédit Babel pour deux livres de cette collection achetés. Il s’agit d’une nouvelle inédite de Laurent Gaudé : « Je finirai à terre ».
C’est dès maintenant, sur le site et à la librairie !

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25 éditeurs soutiennent les Éditions Dialogues

25 responsables de maisons d’édition viennent de signer une pétition pour soutenir Charles Kermarec et ses toutes jeunes Editions-dialogues.fr, dans son appel du jugement du tribunal de grande instance de Brest.

La pétition a été signée par Françoise Nyssen (Actes Sud), Leonello Brandolini (Robert Laffont), Olivier Bétourné (Le Seuil), Olivier Nora (Grasset, Fayard), Jean-Marc Roberts (Stock), Olivier Cohen (L’Olivier), Olivier Rubinstein (Denoël), Jean Delas (L’Ecole des loisirs), Thierry Magnier (Editions Thierry Magnier, Le Rouergue), Philippe Rey (éditions Philippe Rey), Marion Mazauric (Au Diable Vauvert), Olivier Frébourg (Les Equateurs), Alice Déon (La Table ronde), Isabelle Laffont (Lattès), Paul Otchakovsky-Laurens (P.O.L), Bernard Barrault (Julliard), Philippe Picquier (éditions Philippe Picquier), Oliver Gallmeister (Gallmeister), Sophie de Sivry (L’Iconoclaste), Anne-Marie Métailié (Métailié), François Gèze (La Découverte), Isabelle Gallimard (Mercure de France), Gilles Haéri (Flammarion), Laurent Beccaria (Les Arènes, XXI), Henry Dougier (Autrement).

Source Livres Hebdo

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Médiator, lobbying & cie

Médiator, où en sommes-nous ?

Le Mediator 150mg est un médicament antidiabétique souvent prescrit comme coupe-faim, dont l’autorisation de mise en marché a été suspendue par l’affsaps (agence du médicament) , en novembre 2009, en raison de sa toxicité avec risque avéré d’atteinte des valves du coeur que sa consommation entrainait pour les patients.
Les valvulopathies sont des maladies qui peuvent être mortelles.
Deux millions de personnes ont consommé du Mediator. Et 300.000 encore tous les jours au moment où l’interdiction faite aux pharmaciens de le vendre a été prononcée .

Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, a été l’un des médecins dont l’enquête a conduit l’Affsaps à faire retirer le Mediator du marché.

Elle est l’auteur du livre « mediator 150mg combien de morts ? ».

A l’issue de son enquête serrée, scientifique, son livre se termine par cette phrase : « il me reste une question : combien de morts ? »

Cette question est donc la question prospective, et légitime, d’ un médecin soucieux de ses malades et des politiques de santé.
Le laboratoire Servier [ lire, ici cet article du nouvel obs] a attrait en justice les éditions dialogues, éditeur du livre, et demandé que soit retirée de la couverture cette mention : »combien de morts (censuré) » au motif qu’ elle risquerait de lui causer un préjudice grave. Action judiciaire en référé vu l’urgence et l’imminence du préjudice allégué .

Par un attendu ahurissant, le juge a fait droit à cette demande. Il écrit notamment :
 » la défenderesse (les éditions dialogues) en effet minimise l’impact de l’intitulé de son ouvrage en soulevant le fait que la diffusion du produit est aujourd’hui suspendue, et que le dommage serait en conséquence peu important. Or cet argument peut être retourné. S’il advenait finalement qu’après analyse la suspension soit levée, et la diffusion des produits à base de benfluorex rétablie, le dénigrement provoqué par la mention litigieuse se révèlerait alors grandement source de discrédit tant pour le produit que pour le fabricant du produit. »
En somme le juge nous dit : si médicament qui est un poison était demain considéré comme un bonbon inoffensif alors demain il y aurait préjudice . C’est reconnaitre qu’ aujourd’hui il n’y en a pas. Et d’imminent non plus.
Dès lors la décision du juge brestois s’analyse clairement et simplement en une censure d’un sous-titre, légitime s’agissant de la toxicité avérée, reconnue par l’affsaps, d’un médicament qui peut-être cause de valvulopathie.  Une censure du sous-titre. Une censure du livre. Dont la couverture doit être modifiée sous astreinte de 50 euros par exemplaire distribué.

Le métier de libraire consiste avant tout à se dresser contre la censure.

Je fais appel.

Ce livre sera de nouveau en vente la semaine prochaine. Son sous-titre sera désormais « sous-titre censuré ».

Il me reste une question : qu’ est ce qui est préjuciable ? Le sous-titre : combien de morts ? Ou les morts ?

Charles Kermarec, éditeur et libraire

Lobbying et laboratoire pharmaceutique

Comme le développe Mikael Cabon, sur son excellent blog de veille consacré à la lobbycratie, « voici la stratégie des laboratoires telle que décrite dans le livre :

–          1. Etre nombreux. P109 : « Nous entrons, l’équipe Servier, impressionnante, nous barre toute la salle ».

–          2. Faire pression sur les journaux scientifiques. P 126 : Après le refus d’une publication scientifique de diffuser un papier sur l’étude « dans un se ses derniers articles scientifiques, la déclaration – obligatoire – des conflits d’intérêts de cet éditeur avec l’industrie pharmaceutique commence ainsi : « Professeur E. is a consultant for Servier ».

–          3. S’assurer de relais dans l’opinion médicale. P 113 : Servier met en place un « mécénat académique » pour de jeunes médecins avec des ateliers de perfectionnement. « La plupart de ces jeunes sont devenus au fil des années qui professeur, qui patron, qui doyen… bref leader d’opinion médicale d’une manière ou d’une autre. Certains sont même devenus ministre ». Et l’auteur de citer Philippe Douste-Blazy. L’ancien ministre de la Santé et des Affaires étrangères est également président d’Unitaid, la fondation montée par Jacques Chirac et le président brésilien Lula pour gérer l’argent de la taxe aérienne pour le financement des actions de lutte contre le Sida. Plus étrange, et que j’ignorais, il est également secrétaire-général adjoint de l’ONU, en charge des financements innovants. Jacques Servier sait également recruter dans toutes cases de l’échiquier politique. Ainsi, en 2000, c’est Henri Nallet, un ancien ministre socialiste de l’agriculture, qui rejoint son groupe.

–          4. S’assurer de soutiens au sein de la commission de pharmacovigilance en charge du dossier (p 121)

–          5. Couper les vivres aux récalcitrants. P 122. « Depuis, Servier a suspendu tous ses financements à l’Alfediam (association de diabétologues) et sa participation au congrès annuel ».

De plus, Jacques Servier, le président du laboratoire, est un proche des cénacles du pouvoir. Il se fait décorer la Grand’ Croix de la légion d’honneur le 31 décembre 2008. Cette distinction n’est accordée qu’aux plus grandes des patriotes, ou bien, dans un but diplomatique, à des personnalités étrangères.

Le laboratoire Servier est aussi une exception. Indépendant, contrôlé par une fondation, français dans un monde pharmaceutique dominé par des mastodontes internationaux, parfois mis sur la sellette par le passé. De plus, avec Biogaran, 10 millions de boîtes vendues chaque mois, il est le deuxième acteur du marché du médicament générique dans notre pays. »

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Valentine Goby, la rencontre

« Jamais je n’ai été un écrivain solitaire, cette discipline nécessaire à l’écriture s’arrête à l’écriture. J’écris pour être lue. Pour partager. Pour réfléchir, au sens de la réflexion mais aussi du reflet, les livres sont autant de façons de nous regarder, nous observer, nous dire mutuellement. J’aime les rencontres en librairie, elles font de l’écriture un acte social et un art vivant. Qui s’entend. Se juge. Se défend. »

Valentine Goby

À la librairie, le vendredi 7 avril 2010, autour de son dernier roman, Des corps en silence, paru aux Éditions Gallimard.

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Et une activité de plus dans notre escarcelle !

Dialogues et Tébéo s’associent pour produire et diffuser une émission littéraire mensuelle. On y trouvera des interviews d’écrivains, à la librairie ou dans un lieu de leur choix. On y trouvera des conseils de lecture, de l’actu… La grande première est prévue pour le tout début du mois d’avril, et les trois premiers sujets (chuuut !) sont déjà dans la boîte. Nous reste à fabriquer un générique.

Ah ! Une idée… Il nous faut une idée ! Une idée, c’est assez simple à trouver. Une bonne idée, c’est déjà un peu plus compliqué. Une bonne idée télégénique qui tienne dans un petit film de dix secondes… Bon, il faut se lancer.

Première étape : le synopsis.

Voilà ce sur quoi nous nous arrêtons : “On suit l’itinéraire d’un livre de main en main, le producteur, le réalisateur et le titre de l’émission apparaissent tout à tour sur la couverture du livre ».

Séquence 1 : Un livre saisi dans un rayon de librairie.

Séquence 2 : Un homme lit le livre en marchant.

Séquence 3 : L’homme s’arrête à une terrasse de café pour boire un verre en compagnie de son livre, qu’il pose sur la table.

Séquence 4 : Une femme le rejoint. Elle pose son sac sur la table et fait tomber le livre, qui atterrit dans un panier.

Séquence 5 : Une femme lit le livre sur un banc public. L’y oublie.

Séquence 6 : Une jeune fille lit le livre au bord de l’eau.

Séquence 7 : Une main le saisit furtivement, ce qui clôt le générique.”

Les lieux du tournage ?

Trop facile ! Une librairie, un café, un banc public, la mer. Tout devrait bien se goupiller. (Nous regardons quand même du côté du ciel avec un oeil méfiant…)

Les personnages ?

Voilà une phase rigolote. Trouver des mains figurantes de différents sexes et âges…

Conversation :

Info tournage. Besoin pour plan serré sur mains et poignets de bijoux et accessoires de fille glitter-girlie.

– Tournage de quoi ? Je peux fabriquer ça !

– Non ! Il faut que ce soit d’authentiques bijoux d’adolescente.

– Je n’ai pas de bijoux d’adolescente !

– Mais tu en connais plus que moi !

– Mais elles ne sont pas glitter-truc mes amies !

– Elles ont bien des bagues, des bracelets, du vernis à ongles coloré ! Mince alors ! Tu n’as pas ça dans les parages ?

– Il va falloir que je demande à des filles de sixième ! Ou à des filles de mon âge que je n’aime pas !

– Bon alors je vais devoir faire du shopping…

Première phase du tournage : vendredi. A suivre, donc, quand j’aurai fini mon shopping !

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Rencontre avec Isabelle Rozenbaum

[La fiche du livre est ici]

Récemment primée pour son ouvrage « Inde Intime et Gourmande » paru aux Éditions Minerva, aux côtés de Padma et Beena Paradin  et Laurence Maillet (graphiste du livre) – Grand prix international du livre de cuisine étrangère – Isabelle Rozenbaum vit et travaille à Paris et voyage régulièrement à travers le monde. Ouverte au moindre indice lié aux gestes primordiaux, aux traditions culturelles, elle a publié plus de vingt-cinq ouvrages de photographies. Son travail, récompensé par le Prix Polaroïd International en 2004, a donné lieu à des expositions nationales et internationales…

Un projet singulier, une rencontre

Isabelle Rozenbaum et Beena  Paradin se rencontrent à l’occasion d’une prise de vue organisée par  le magazine Femina. De ce premier échange naîtra, plus tard, un projet de livre inédit sur l’Inde pensé par Beena et sa mère, Padmavathi et conçu en images par Isabelle.

Tournage, ambiance et prises de vue

[ Entrez dans les cuisines du tournage – Instants magiques, la préparation du repas …]

[ Et découvrez le making of , comment saisir les gestes…]

L’ouvrage est illustré de plus de 250 photos sur  la tradition culinaire indienne. Vous y découvrez une gastronomie pleine de senteurs mais aussi des paysages de villes telles Tanjar, Cochin, Pondichery et Maduraï, les plantations de thé de Munnar et des photographies plus intimistes de regards, de gestes, de fous-rires échangés à travers les couleurs chaleureuses de l’Inde.

Nous avons demandé à Isabelle de nous choisir une recette

Elle nous invite à découvrir  le Masala Chaya qui est une boisson nationale en Inde. Il s’agit d’un thé au lait, épicé, sucré que l’on trouve absolument partout.

Ingrédients

2 cuillerées à café de thé en poudre
5 tasses d’eau
1 tasse de lait
1 gousse de cardamome écrasée
2 clous de girofle
1 bâton de cannelle
1 petit morceau de gingembre écrasé
Sucre

La recette traditionnelle

Faites bouillir l’eau avec toutes les épices pendant 5 minutes. Ajoutez le thé et faites bouillir encore 10 secondes. Pendant ce temps, faites chauffer le lait. Filtrez le thé et versez le lait dans le thé. Servez brûlant et sucrez selon votre goût.

La version simplifiée de Beena

Faites bouillir l’eau avec toutes les épices pendant 5 minutes. Ajoutez le lait et attendre la reprise de l’ébullition. Ajoutez le thé et faites bouillir 10 secondes. Servez brûlant et sucrez selon votre goût.

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Nous vous proposons ces liens complémentaires

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Une sélection de livres d’Isabelle Rozenbaum

Une sélection de livres de Padmavathi et Beena Paradin

Nous remercions Isabelle Rozenbaum pour la mise à disposition de ses photographies

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