Les rencontres de mai

Mardi 4 à 18h – Café breton – A gav dit ?

Le « Café Breton » du mardi 4 mai, à 18h à la librairie Dialogues, accueillera Goulc’han Kervella, le fondateur et directeur de la troupe Strollad ar vro Bagan. Dans son breton authentique du Goueled Leon, à la fois populaire et savant, il rappellera la longue histoire du théâtre en langue bretonne et expliquera la genèse de son dernier spectacle en cours, « Divroa » (l’exil).

Qu’on se le dise ! Komzet vo brezhoneg !

D’ar 4vet a viz Mae, da 6e noz, er stal-levrioù  Dialogues, e vo degemeret Goulc’han Kervella, krouer ha rener Strollad ar vro Bagan. Kontet e vo gantañ istor hir ar c’hoariva brezhonek ha displeget penaos eo bet skrivet ha savet e abadenn ziwezhañ : « Divroa ».

Deuit e-leizh ! Tomm e vo marteze ! E brezhoneg penn da benn !

Mercredi 5 à 18h – Katherine Pancol – Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi (éd. Albin Michel)

Souvent la vie s’amuse. Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud. Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Dans ce nouveau roman de Katherine Pancol, nous retrouvons Joséphine et Philippe, Hortense et Gary, Zoé, Gaétan, héros des Yeux jaunes des crocodiles et de la Valse lente des tortues, qui continuent de valser avec leur destin, au fil de nouvelles rencontres.

Jeudi 6 à 18h – Geneviève Brisac – Une année avec mon père (éd. L’Olivier)

Après un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme, et l’a laissé lui-même en morceaux, un homme rentre chez lui. Un regard le suit : celui de sa fille, narratrice tour à tour inquiète ou joueuse. Lui, le père, a vécu une existence qu’on devine bien remplie, sans pour autant atteindre l’accomplissement. Elle, la fille, hérite soudain d’une tâche impossible, celle de tenir la main de cet homme intraitable au moment même où son corps le lâche.

Geneviève Brisac a publié de nombreux romans dont Week-end de chasse à la mère (prix Femina 1996), et, plus récemment, 52 ou la seconde vie (2007). Elle a également consacré trois essais à la littérature anglo-saxonne.

Vendredi 7 à 18h – Anicet Le Pors – Juge de l’asile (éd. Michel Houdiard)

Ils sont tchétchènes, serbes, kosovars, turcs, sri-lankais, congolais, maliens, guinéens et de bien d’autres nationalités ou minorités. Ils racontent les persécutions qu’ils ont subies, les menaces graves qui pèsent sur eux et les craintes qu’ils ont de devoir retourner dans leur pays si on les renvoie. Le juge les rencontre au terme d’un parcours semé d’obstacles qui deviennent de plus en plus difficiles à franchir du fait des politiques sécuritaires développées en France et au sein de l’Union européenne, au préjudice du droit internationalement reconnu à la protection du réfugié. C’est ce parcours qu’illustre l’auteur sur la base d’odyssées réellement rapportées devant la Cour nationale du droit d’asile, développant, à partir de son expérience, un point de vue critique rare dans ce milieu.

Mardi 11 à 18h – Yvon le Men – Le tour du monde en 80 poèmes (éd. Flammarion)

La poésie ne s’arrête pas aux frontières. C’est pour cela qu’Yvon Le Men a choisi, dans le sillage de Jules Verne et de son héros le gentleman anglais Phileas Fogg, de traverser à nouveau les mers et de proposer cette fois-ci un tour du monde en 80 poèmes et presque autant de pays.

De l’Antiquité à nos jours, de l’Afrique du Sud au Venezuela, de la Hollande à la Grèce en passant par l’Irlande, l’Espagne, le Brésil, la Pologne, c’est un atlas inédit que l’on découvre poème après poème. Au cours de la traversée, on croisera Sapphô, Emily Dickinson, Katherine Mansfield, Pasolini, Issa Kobayashi, Constantin Cavafy, Tarjei Vesaas, mais aussi Seamus Heaney, Nuno Júdice, Mahmoud Darwich, Claude Vigée, Nicolas Bouvier…

Mercredi 14 mai – Paul Fournel- Courbatures

On se regarde, on se fait voir. On brille, on brûle et on s’éteint.
Petits triomphes de hasard ou gros succès taillés sur mesure, la gloire connaît ses lendemains.

Vedette d’un instant, champion d’un jour, le pêcheur d’esturgeon, la mariée napolitaine, le quarterback et le rocker, le lanceur de couteaux, la trapéziste, l’amoureux transi, la boulangère passent tour à tour dans la lumière et doivent en payer le prix.Après les strass, viennent les bleus, les courbatures.

Lundi 17 à 18h – Jean-Luc Coatalem – Le dernier roi d’Angkor (éd. Grasset)

Qui est ce garçon asiatique surnommé Bouk et qui, le dimanche à la maison Boissier, apparaît comme par enchantement dans cette paisible famille française ? Un prince déchu, un parent caché ou, tout simplement, un orphelin arraché au Cambodge en guerre ? Une amitié se noue alors entre lui et le narrateur, dans un sentiment tissé de fascination, de trouble et de crainte.

Avec ce roman ému, écrit à vif, Jean-Luc Coatalem, écrivain et journaliste à Géo, dont on sait la passion pour l’Asie, signe son ouvrage le plus intime. Un voyage au loin qui se double d’un voyage au fond de soi.

Mardi 18 à 18h – Agnès Desarthe – Mangez-Moi (éd. Points)

Ouvrir un restaurant ? Quelle idée… C’est pourtant ce que va faire Myriam. Et les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Ce livre est un roman d’aventures spirituelles, en même temps qu’une chronique d’un genre très particulier. Car on se bouscule dans le restaurant de Myriam. Fleuriste amoureux, jeunes filles philosophes, enfants du quartier, et jusqu’à ce cultivateur dont la science des plantes semble infinie, tous participent de la même comédie humaine, lumineuse, mystérieuse : le monde d’Agnès Desarthe. Un monde où le rêve et le réel s’entrelacent, où les disparus reviennent, où le désir voyage.

Cette rencontre a lieu dans le cadre du prix Livresse de Lire

Mercredi 19 à 18h – Serge Michel – Marche sue mes yeux (éd. Grasset)

Serge Michel et Paolo Woods ont vécu en Iran et multiplié les voyages sur place ces dix dernières années pour raconter un pays plus humain que l’Iran voilé, réduit aux clichés de la Révolution Islamique depuis 1979.

Ainsi l’Iran va de son théâtre fascinant, où chacun tient plusieurs rôles sur plusieurs scènes mais dans une seule langue, celle du « tarouf », une forme sophistiquée d’hypocrisie et de politesse. Les auteurs, dont Serge Michel, Prix Albert Londres, fondateur du site Bondy Blog, correspondant en Afrique de l’Ouest pour Le Monde, au terme d’une longue traque, ont emprunté ce labyrinthe de faux-semblants et ont découvert, sous les images d’apocalypse répandues par les media, un pays réel, surprenant, drôle, épris de liberté, insolent et inassouvi.

Jeudi 20 à 18h – Céline Minard – Olimpia (éd. Denoël)

Le peuple m’a suffisamment comblée en m’appelant Pimpaccia et impia et putain de pape et suceuse d’Innocent et vamp, vampiria et femme à sceptre et Didi un chasse-mouches, il m’a assez conchiée pour que je puisse lever une armée de Pasquins tout en merde et remplir d’un bout à l’autre le pont Saint-Ange et couper ainsi cette ville de hâbleurs de la bulle vide du Saint-Siège désormais vide d’où l’on veut me chasser.

Olimpia Maidalchini (1592-1657) fut l’égérie du pape Innocent X, son beau-frère, à tel point qu’on disait au milieu du XVIIe siècle, que l’Église catholique était gouvernée par une papesse.
Ce livre, portrait en diptyque de la «grande prostituée» qui lança, dit-on, une terrible malédiction sur Rome, nous donne à entendre sa voie avant de retracer son histoire.

Mardi 25 à 18h – Arnaud Delalande – La musique des morts (éd. LGF)

A Paris, Frédéric Vissevitch, un jeune compositeur, est chargé par son père de retrouver le Cygne, un violon légendaire du début du XVIIIe siècle créé par un luthier russe. Le violoniste virtuose N. Paganini, dit le Diable, l’aurait emporté dans sa tombe. Frédéric met tout en oeuvre pour réussir mais l’aventure n’est pas sans danger : plusieurs morts mystérieuses jalonnent sa quête.

Cette rencontre a lieu dans le cadre du prix Livresse de Lire

Mercredi 26 à 18h – Sergio Dalla Bernardina et Michel Pascal – Les invasions biologiques, une question de natures et de sociétés (éd. Quae)

Les invasions d’espèces introduites provoquent des nuisances variables sur les écosystèmes concernés et il revient à la société d’en gérer les conséquences. Comment prévenir les invasions biologiques ? Comment évaluer le risque qu’elles représentent ? Que faire pour lutter contre ? Des chercheurs, issus de disciplines diverses, tentent de répondre à ces questions.

Avec nous pour en parler, Sergio Bernardina, Professeur  à l’Université de Bretagne Occidentale et Michel Pascal, biologiste.

Jeudi 27 à 18h – Erik Orsenna – L’entreprise des Indes (éd. Stock)

Le 13 août 1496, au large du Portugal, le bateau que commande Christophe Colomb fait naufrage. Le futur amiral vient d’avoir vingt-cinq ans. Par miracle, il réussit à regagner la côte et trouve refuge à Lisbonne auprès de son frère cadet, Bartolomé. Lequel exerce la profession de cartographe.

Pour ce récit, Erik Orsenna donne la parole à Bartolomé, le jeune frère de Christophe Colomb, pour parler d’une période peu connue de l’histoire de la curiosité humaine.

L’auteur, de l’Académie française, a obtenu le prix Goncourt pour L’Exposition coloniale (éd. Seuil, 1988), il est l’auteur de Longtemps (éd. Fayard), Madame Bâ (éd. Stock) et plus récemment de Voyage au pays du coton (éd. Fayard), La Chanson de Charles Quint (éd. Stock), L’avenir de l’eau (éd. Fayard) et Et si on dansait ?, quatrième et dernier volume consacré à la grammaire.

2 Commentaires

Classé dans Des rencontres

2 réponses à “Les rencontres de mai

  1. Florent

    Je regrette qu’il n’y ait toujours pas d’auteurs du genre « noir » invité dans notre belle librairie…

    • Rédaction

      Ah mais qu’on se le dise ! Merci de votre visite sur le blog et nous ferons en sorte de vous satisfaire au plus vite ! Et si vous rejoigniez notre nouveau club de lecteurs ? Une belle façon aussi d’amener la rencontre autour des auteurs du genre noir. Enfin nous aurons prochainement un projet invité mais nous vous en reparlerons 🙂
      Bonne journée

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