Jeudi 6 mai, dans le métro, Châtelet, ligne 11

Je sors de chez Stock, réunion avec les représentants qui semble s’être bien passée. Dans une salle tout en longueur, de chaque côté de la table, les représentants ; devant moi, parmi des gens que je ne connais pas, Jean-Marc Roberts debout, les bras croisés ; à ma gauche, Emilie. A ma droite Brigitte. Pendant que nous parlons (il s’agit de donner envie de lire mon livre, cela dure un quart d’heure), je perçois des hochements de tête, des regards, une attention certaine. Une ou deux questions très directes, mais on m’avait prévenue.

Plus tard, à la Bière (un café à côté des Buttes), dans le bruit de la circulation. C’était épuisant, cette réunion, en fait. Mais j’ai l’impression d’avoir été entendue. Le représentant du Nord Pas-de-Calais, qui est du sud, me prend par le bras : est-ce que ce serait bien d’aller à Boulogne parler de mon livre ? Oui non les deux je ne sais pas quoi répondre. Je finis par dire oui (évidemment, quand même).

Plus tard, à la maison. Soudain c’est marcher au bord de l’abîme, et le désir de ne plus jamais en parler (du contenu de mon livre). Se taire, se taire surtout. Même fatigue qu’en sortant du parloir.

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Classé dans Auteur(e) en résidence : Anne Savelli, Auteurs invités sur ce blog

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