Vendredi 25 juin, dans le métro, ligne 5. Le journal d’écriture d’Anne Savelli

Je viens de recevoir le message d’une libraire de Lyon, très enthousiaste, et qui, surtout, me semble avoir saisi exactement ce que j’ai voulu faire. S’il pouvait y avoir encore quelques réactions comme la sienne, j’aurais l’impression de ne pas avoir écrit pour rien…

Je me souviens de l’article de Vincent Théval sur les Cowboy Junkies dans Magic il y a deux ans ; de cette impression, très nouvelle pour moi, d’avoir été comprise par quelqu’un que je ne connaissais pas.

Jacques Bonsergent

Depuis quelques jours, accélération du côté du site. Commencé à enregistrer (Château-Landon), mais un sifflement gêne, très perceptible avec un casque.

Oberkampf, jaune et orange, toujours (c’est la station où j’ai vu Franck la dernière fois et elle était déjà orange et jaune, n’a pas bougé)

Continué également à taper ce journal, travail qui, de temps à autres, apparaît en surimpression quand j’écris autre chose, c’est bizarre…

Après un rendez-vous, ligne 5, au retour :

Cette ligne est l’une des plus bruyantes de Paris, je pense, des grincements à n’en plus finir…

Oberkampf / République / Jacques Bonsergent / Gare de l’Est / Gare du Nord / Stalingrad / Jaurès  : à chaque station quelqu’un est rattaché, quelquefois plusieurs.

 

(j’aillais poursuivre, quand je me rends compte que j’ai plusieurs messages enregistrés sur mon téléphone portable, laissés par ma maison d’édition, auxquels je n’ai pas répondu. J’ai un mauvais pressentiment – en fait, rien de grave, je le saurai plus tard. Suivent ces notes : )

 

Je voudrais déjà être chez moi, je voudrais avoir refermé la porte, avoir mangé, répondu aux messages, pouvoir aller nager, saloperie de téléphone qui me complique la vie au lieu de la simplifier, je déteste le portable, personne n’appelle jamais, je déteste qu’on m’appelle, ça grince à mort dans le tunnel, je voudrais être rentrée, me voilà à gare du Nord, 12h35 hystérie des messages en toutes langues sur le quai, touristes dans le wagon, le métro fait un bruit de train, ça grince à mort à nouveau (quelques phrases encore sur les grincements) (il m’arrive de paniquer, parfois, dans la ville ; c’est comme ça).

 

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Classé dans Auteur(e) en résidence : Anne Savelli, Auteurs invités sur ce blog

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