Vendredi 6 août, au café Chez Fabien. Journal d’écriture d’Anne Savelli.

 

Le quartier est désert et je n’ai parlé à personne depuis hier matin : c’est très bien. Je suis chez Fabien, entre le trottoir et la salle, entre le bruit des voitures et la musique à fond du bard (pourquoi ont-ils besoin de se saouler à ce point de rythmes, de voix ? Je comprends que tout le monde fuie en terrasse, même sur le boulevard de la Villette. Il est pourtant 13 heures).

Croise un, deux bibliothécaires de Villon.

Depuis hier, beaucoup travaillé sur mon site ; le choix des photos sur la partie « Jourdain / De l’autre côté » s’est révélé problématique : je voulais que la succession d’images fasse elle aussi narration (suite de lignes horizontales et verticales, ouverture et fermeture par le ciel, détails de la rue qui arrêtent le regard entre les deux) et ça n’a as fonctionné tout de suite avec le déroulement du texte. Ce matin, programmé trois jours de ce journal (fin avril début mai) qui, miracle de l’automatisation, paraîtront en ligne quand je n’y penserai plus.

 

Ce matin, reçu une invitation pour une journée de dédicaces à Sciences Po le 4 décembre. Voilà qui met un terme définitif à l’épisode descente-en-flammes-au-bout-de-16-pages-de-lecture d’avant-hier.

 

Avant de le rendre à la bibliothèque, je lis Toxique de Françoise Sagan, court journal de désintoxication. A un moment, elle écrit :

 

« J’adore écrire. Je viens de me surprendre allongée à demi sur ma chaise, les bras derrière la tête, la cigarette pensive, dans la position désinvolte de l’écrivain en bonne santé réfléchissant (à) (sur) ses dernières lignes.

Première position « à l’aise » sans doute depuis que je suis dans cette chambre où toutes mes attitudes sont de fuite, ou bien, sur mon lit, de refuge. »

 

Dans le RER, à Denfert-Rochereau. Suis allée faire des photos pour le site, ai retrouvé tout de suite la compagnie des transports, repeinte et fermée, « entrée interdite » bien en évidence. Photographié des boucles : pavés, arceaux, tuyaux d’arrosage… Quand je suis repassée, après un tour de la place, une femme regardait le panneau Paris Denfert → Fleury-Mérogis. Elle portait deux sacs à la main.

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Classé dans Auteur(e) en résidence : Anne Savelli, Auteurs invités sur ce blog

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