Voix d’encre, l’édition qui laisse dormir le chat et rêver le lecteur, a déjà 20 ans !


« Recueil après recueil comme au fil de sa revue qui paraît deux fois l’an, Voix d’encre publie aussi bien les inédits de quelques grands aînés d’hier que ceux des alliés substantiels du temps présent. Parce qu’il faut sans trêve agrandir davantage ce domaine où nous voulons respirer, tout parcourir du monde comme des possibles, toutes les dimensions du jour comme les innombrables ailleurs. Il faut encore ne pas mourir au moins avant d’avoir allumé pour jamais un brasier de mots tellement clair et brûlant qu’il semble les choses mêmes, comme le voulait Alain Borne. »

A l’occasion du Printemps des Poètes, nous avons voulu rendre hommage à Voix d’encre. Vous trouverez la sélection des libraires en cliquant sur ce lien : [[https://www.librairiedialogues.fr/dossiers/voix-d-encre/,LINK:https://www.librairiedialogues.fr/dossiers/voix-d-encre/%5D%5D ou en vous rendant à la librairie, bien sûr.


Et parce que nous avons beaucoup de chance, Alain Blanc a accepté de répondre à quelques questions sur sa très belle maison :

Comment l’idée de créer Voix d’encre est-elle née ?

Petit, petit, petit-fils… de Gutenberg, j’ai toujours vécu avec et dans le monde du livre et de l’écriture. J’ai commencé par écrire avant de faire des études supérieures de philosophie. Puis j’ai créé en 1972 la librairie Poisson soluble à Grenoble et les éditions Voix d’encre en 1990 à Montélimar.

D’où vient le nom de votre maison d’édition Voix d’encre ?

« Voix d’encre » est une métaphore empruntée à 3 créateurs du XXème siècle : René Char, Edmond Jabès et Christian Dotremont.

Combien de recueils publiez-vous à l’année ? Environ 10 recueils et 2 numéros de revue.

Et surtout, comment les choisissez-vous ? Question embarrassante en vérité ! Je ne publie que ce que j’aime profondément, qu’il s’agisse des textes ou des illustrations (peintures, encres, dessins, calligraphies, photos…). Donc des proses ou des vers qui m’éclairent, me remuent, m’enivrent ; des lavis capables de suggérer à l’infini ou bien des dessins doués de rêve, d’une vie intense…
Voix d’encre, c’est également le titre de votre revue semestrielle. Quel est son rôle dans le paysage de l’édition de poésie ?

Ce n’est pas à son directeur de prétendre connaître la place de la revue dans le paysage de la poésie contemporaine ! Disons qu’elle  se propose de remplir le rôle de toute revue au long cours, c’est à dire d’être un laboratoire, un creuset pour les multiples voix poétiques d’aujourd’hui. Ceci, sans esprit de chapelle, sans dogmes littéraires…

 

Il est un point remarquable, c’est l’importance que vous attribuez à l’illustration. Pourquoi ?

Dans mon propre parcours d’écrivain j’ai éprouvé cette nécessité de faire alliance, de nouer complicité avec des artistes. Poésie et peinture ne cessent de s’aimanter, elles sont à jamais jumelles ! Paul Klee disait qu’écrire et peindre sont identiques en leur fond. C’est pourquoi j’ai écrit et publié des livres avec des artsites comme Henri Renoux, Hassan Massoudy, Serge Saunière, Christos Santamouris pour n’en citer que quelques-uns… Par exemple : « Cyclades, semence de mer » qui a déjà fait l’objet de 2 réimpressions. C’est pourquoi tous les ouvrages des éditions sont le fruit d’une collaboration organique entre un plasticien et un poète.

Quels sont les livres qui ont particulièrement marqué l’histoire de votre maison d’édition ?

Le dictionnaire du diable d’Ambrose Bierce (4 tirages), Le traité du silence de Michel Thion et Anne Weulersse (2 tirages épuisés), Du bleu dans la mémoire de Max Alhau et Hélène Baumel, Une joie secrète de Charles Juliet et Bang Hai Ja (2 tirages épuisés), La cendre des jours de Bernard Mazo et Hamid Tibouchi, La forme des pierres après le passage du vent d’Anne Pion et Fabienne Verdier… sans oublier plusieurs anthologies de poèmes inédits d’Alain Borne, toutes épuisées sauf la dernière parue sous le titre Un brasier de mots et d’images illustrée par Christiane Vielle.

Pouvez-vous nous parler de vos nouveautés de l’année ?

Les derniers titres ? Le jardin du tigre qui marche dans l’eau d’Alain Blanc (un ouvrage de photos sur les jardins de méditation au Japon), Lumière froissée de Roselyne Sibille et Liliane-Ève Brendel (un recueil sur la Montagne Sainte-Victoire), La main de neige du poète de Quimper Marc Le Gros et Anne-Flore Labrunie, Eurydice désormais de Muriel Stuckel et Pierre-Marie Brisson (une version contemporaine du mythe d’Orphée et Eurydice).
Y a-t-il d’autres projets dont vous souhaiteriez nous faire part ?

Oui volontiers, j’envisage en effet de publier à la rentrée un livre de Shingai Tanaka, un maître de calligraphie et artiste japonais disparu en 2007. Ainsi qu’un 3ème recueil de Jean-Pierre Gandebeuf, Le ralentissement du tempo, avec le peintre Francis Olivier Brunet. Et aussi un 2ème recueil de Bernard Mazo, Dans l’insomnie de la mémoire, avec le peintre Hamid Tibouchi…

1 commentaire

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Une réponse à “Voix d’encre, l’édition qui laisse dormir le chat et rêver le lecteur, a déjà 20 ans !

  1. des livres de bonnes qualités que voix d’encre
    j’peux le dire car je les ai eu entre les mains au déballage !
    et d’un de leurs ouvrages, j’ai gardé en moi ce beau passage
    de mots d’oscar Wilde « Le monde est devenu triste Parce qu’un jour une marionnette Fut mélancolique »

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