La bibliothèque idéale de Nathalie Skowronek

A la rentrée, nous avions attiré votre attention sur le premier roman de Nathalie Skowronek, Karen et moi (Arléa). Depuis, nous avons eu la chance de la rencontrer.
A l’occasion de sa visite à Brest, elle a eu la gentillesse de se prêter au jeu de nos « 5 questions » rituelles.

Nathalie Skowronek nous a également confié sa bibliothèque idéale, dans laquelle vous puiserez peut-être vos prochaines lectures…

  1. Une histoire d’amour et de ténèbres d’Amos Oz

Durant six cents pages bouleversantes, Amos Oz retrace l’histoire de sa famille, de son peuple et de son pays pour finalement arriver à dire l’essentiel, ce autour de quoi tournaient nombre de ses livres : le suicide de sa mère.

  1. Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras

Un livre rageur où Marguerite Duras, ici Suzanne, dit les rapports ambivalents qu’elle entretient avec sa mère, femme obstinée mais inadaptée qui, en voulant apporter une aisance financière à la famille, les entraîne dans sa chute.

  1. L’Appel de la forêt de Jack London

L’histoire très simple d’un chien de traineaux qui, dans la rudesse du Grand Nord, découvre le pire et le meilleur de l’homme. Un livre formateur qui pose la question de la liberté et de nos choix.

  1. La Madone Sixtine de Vassili Grossman

Un court texte qui dit l’horreur du monde et le pouvoir de la poésie : l’arrivée d’une famille à Treblinka où la mère qui s’avance n’est autre que la Madone de Raphaël, dont la part irréductiblement humaine survivra nécessairement à ses bourreaux.

  1. Les raisins de la colère de John Steinbeck

Autre lieu, autre époque mais toujours la misère de ceux que l’on chasse et qui cherchent désespérément un ailleurs. Un livre douloureusement moderne.

  1. Dora Bruder de Patrick Modiano

La longue errance du narrateur sur les traces d’une jeune fille nommée Dora Bruder dont un quotidien des années quarante annonce la disparition.

  1. Rimbaud le fils de Pierre Michon

Ou comment en parlant de Rimbaud, Michon nous fait entrer dans son atelier poétique.

  1. Maus de Art Spiegelman

La shoah racontée dans une bande dessinée où les Juifs sont les souris et les Allemands les chats. Un propos fort, de l’invention pure et une technique narrative époustouflante.

  1. Madame Bovary de Gustave Flaubert

Parce que, après l’avoir lu, on n’oublie plus les rêves, les échecs et l’enfermement de la vibrante Emma Rouault, dite Bovary, du nom de son mari.

  1. La Ferme africaine de Karen Blixen

Le récit autobiographique et réinventé des années africaines de celle qui a permis qu’à mon tour, je commence à écrire.

Clara lui accorde aussi un billet sur son (admirable) blog, que nous vous invitons à découvrir et à suivre : http://fibromaman.blogspot.com/2011/10/rencontre-avec-nathalie-skowronek.html

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