La Souris Qui Raconte, maison d’édition 100% numérique jeunesse web et tablettes

LASOURISQUIRACONTEmail


1. D’où vient ce nom, La Souris qui raconte ? Aviez-vous songé à d’autres noms possibles ?

Lorsque j’ai démarré sur ce projet, à partir du moment où j’ai su que ma maison d’édition serait 100% numérique, ce nom s’est imposé à moi immédiatement.

Numérique, ordinateur… Ordinateur, souris… Souris, histoires…

Et hop « La Souris Qui Raconte » est née avec dans l’idée, j’avoue, de devenir une marque au même titre que « La vache qui rit », ou « La pie qui chante » !


2. Quand et comment votre aventure a-t-elle commencé ? Comment vous est venue l’idée de monter cette maison ?

La Souris Qui Raconte a été créée en juin 2010, mai j’ai commencé à réfléchir à ce que j’allais bien pouvoir faire de moi en mai 2008 juste après mon licenciement. J’avais envie de créer quelque chose. La cadre sup’ quinqua avait des idées de grandeur. D’abord, retourner à mes premières amours (je suis diplômée en arts graphiques) en utilisant mes 20 ans d’expérience dans la direction artistique et de production. J’ai pas mal traîné du côté de mon ancienne école. J’ai enrôlé quelques jeunes tout juste diplômés et on a réfléchi ensemble à mon histoire. Comme j’avais aussi écrit quelques manuscrits, la maison d’édition a commencé à se dessiner. Et puis ensuite, tout a été question de rencontres, d’opportunités saisies, de claques aussi, où il n’est pas question de rester à terre… Bref… un chantier, où chaque corps de métier participe a la construction. Le chantier est toujours en œuvre.


3. Pourquoi du numérique ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées en montant votre projet ?

Je ne voulais pas créer une ixième maison d’édition papier. La concurrence est trop importante et d’une qualité telle, que je n’aurais pas pu me différencier. Créer une maison d’édition 100% numérique, ça c’était culotté… Pour les enfants, en plus ? Je me souviens encore du regard de certains ! Personne n’y croyait vraiment, et moi obstinément, j’avançais ! M’accrochant à mon fil d’Ariane : numérique, les enfants aiment. Et puis la tablette est arrivée. C’était super, parce que cela montrait que, sans m’en douter alors, j’avais pressenti l’importance du phénomène. En même temps c’était terrible parce que mes histoires en ©Flash ne se lisent pas sur les tablettes ! Il a fallu s’adapter. C’est ce que je fais depuis lors. Je m’adapte sur un marché en pleine construction, dont personne ne sait vraiment ce qu’il donnera. Vous avez ceux qui disent et écrivent plein de choses sur l’affaire, et puis vous avez les acteurs, qui font l’affaire. Et l’affaire est compliquée ! Des difficultés partout. Nous construisons quelque chose en terre inconnue, avec probablement la même curiosité qu’un Christophe Colomb.

4icones appli


4. Combien de titres publiez-vous à l’année ? Comment sont-ils dictés ? Et le choix des illustrateurs ?

Le nombre de titres édités par an est très variable. Le 100% numérique à quand même quelques avantages. Celui d’être maître de ses publications, sans rendre compte aux diffuseurs, en est un. Nous avons édités 25 titres web entre novembre 2010 et février 2012. Nous en avons 3 en préparation pour le premier semestre 2013. Si l’année 2012 n’a pas vu beaucoup de nouveautés nous avons adaptés 6 de nos 25 titres pour tablettes iPad, Android et Kindle. 3 autres sont également en préparation. J’essaye de ne laisser aucun canal de diffusion inexploré.

Pour ce qui est des illustrateurs, ce sont évidemment mes goûts qui dictent mes choix. Comme pour les textes. Je propose à mes lecteurs des textes exigeants que j’ai parfois du mal à vendre, parce que, m’assure-t-on, ce n’est pas ce à quoi s’attend le lecteur ! Personnellement j’ai choisi mon camp, je préfère regarder Arte plutôt que M6, et comme je regarde assez peu la TV, je préfère lire Stephan Zweig ou François Cheng plutôt que des romans de gare !

Un éditeur c’est aussi un missionnaire, et ma bonne parole est celle de la richesse et de la diversité, de l’altruisme et de la compassion, dans des textes où l’enfant n’est pas pris pour un c. (ça rime avec compassion) !

De toutes façons, si j’avais voulu développer un vrai business rentable et « bancable » il aurait certainement fallu faire autre chose.

J’aime ce que je fais, alors, tant qu’à me faire plaisir !…  Je suis à fond !


5. Comment s’organise votre maison d’édition ? Qui y travaille ? Quels sont vos rôles ? Sont-ils bien définis, ou au contraire, plutôt transversaux ?

« La Souris Qui Raconte » c’est deux personnes à temps plein, mon mari, ingénieur du son, et moi. Lui s’occupe de toute la partie audio et vidéo des livres numériques. Il joue aussi très bien le rôle de l’épaule sur laquelle on s’épanche lorsque la coupe est pleine (je dis « on », le lecteur aura rectifié de lui même, c’est moi en fait) ! Sinon (et surtout), La Souris Qui Raconte c’est une équipe d’auteurs, illustrateurs, conteurs, traducteurs, animateurs, développeurs… et j’en oublie, qui ont été contaminé par le même virus que moi, la curiosité ! Et avec qui nous partageons sans aucun doute les mêmes valeurs !

Quant à mes rôles, ils sont multiples, j’ai une panoplie de casquettes, vous ne pouvez pas imaginer ! Ça aussi c’est passionnant, passer de la partie éditoriale pure et dure, à la direction d’acteur, au marketing ou au commercial, et se sortir des situations les plus compliquées. Brachetti et Houdini n’ont plus qu’à bien se tenir !


6. Quelques mots sur « Conte du haut de mon crane » ?

Ah « Conte du haut de mon crâne », j’avais peur que vous ne me posiez pas la question ! Dire seulement quelques mots risque d’être difficile ! Alors on va essayer de prendre les choses dans l’ordre. Le texte d’abord, écrit par Séverine Vidal. Je parlais tout à l’heure d’exigence ! Celui-ci l’est, sans contestation. Il n’est d’ailleurs pas destiné aux jeunes enfants, mais plus aux lecteurs à partir de 9-10 ans et jusqu’à 77 ans. L’histoire se passe dans la mémoire du héros, Ari Allistair Arx-Sorensen.

Devant son manoir en flamme, il va nous raconter ses souvenirs. Son enfance, sa mélancolie, sa louve, son amour et sa folie aussi. Le texte, pas vraiment gai, est ponctué de petites touches d’humour grâce au talent graphique de l’illustratrice Claire Fauché, qui a fait un travail remarquable ! La voix de la narratrice Cécile Givernet, donnera la chair de poule, aux plus sensibles de vous ! Ce genre de livre qui vous laisse une empreinte, une fois la dernière page lue.

Pre╠üs.conte-Se╠üv+ClaireSéverine Vidal et Claire Fauché

Edité fin septembre 2011 sur le site web lasourisquiraconte.com, il est aussi disponible sous forme d’applications pour tablettes depuis le mois de juin 2012. J’ai également voulu le proposer en format epub (audio fixed lay out) ; les lecteurs d’applications n’étant pas les mêmes que les lecteurs d’ebook. Le flacon ici importe peu, car cette expérience de lecture part bel et bien du texte. Mais pour ceux qui souhaiterait quand même s’enivrer, découvrez-le sous ses deux formats !

> Retrouvez le sur librairiedialogues.fr, ici !


7. Quels sont vos projets (ou plutôt ceux que vous voudrez bien dévoiler !) ?

Je le disais tout à l’heure, trois nouveaux projets web, encore deux adaptations applicatives, j’espère quelques epub et puis tout ce que je ne sais pas encore !

Et pourquoi pas une présence plus affirmée dans les librairies ?

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