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Et une activité de plus dans notre escarcelle !

Dialogues et Tébéo s’associent pour produire et diffuser une émission littéraire mensuelle. On y trouvera des interviews d’écrivains, à la librairie ou dans un lieu de leur choix. On y trouvera des conseils de lecture, de l’actu… La grande première est prévue pour le tout début du mois d’avril, et les trois premiers sujets (chuuut !) sont déjà dans la boîte. Nous reste à fabriquer un générique.

Ah ! Une idée… Il nous faut une idée ! Une idée, c’est assez simple à trouver. Une bonne idée, c’est déjà un peu plus compliqué. Une bonne idée télégénique qui tienne dans un petit film de dix secondes… Bon, il faut se lancer.

Première étape : le synopsis.

Voilà ce sur quoi nous nous arrêtons : “On suit l’itinéraire d’un livre de main en main, le producteur, le réalisateur et le titre de l’émission apparaissent tout à tour sur la couverture du livre ».

Séquence 1 : Un livre saisi dans un rayon de librairie.

Séquence 2 : Un homme lit le livre en marchant.

Séquence 3 : L’homme s’arrête à une terrasse de café pour boire un verre en compagnie de son livre, qu’il pose sur la table.

Séquence 4 : Une femme le rejoint. Elle pose son sac sur la table et fait tomber le livre, qui atterrit dans un panier.

Séquence 5 : Une femme lit le livre sur un banc public. L’y oublie.

Séquence 6 : Une jeune fille lit le livre au bord de l’eau.

Séquence 7 : Une main le saisit furtivement, ce qui clôt le générique.”

Les lieux du tournage ?

Trop facile ! Une librairie, un café, un banc public, la mer. Tout devrait bien se goupiller. (Nous regardons quand même du côté du ciel avec un oeil méfiant…)

Les personnages ?

Voilà une phase rigolote. Trouver des mains figurantes de différents sexes et âges…

Conversation :

Info tournage. Besoin pour plan serré sur mains et poignets de bijoux et accessoires de fille glitter-girlie.

– Tournage de quoi ? Je peux fabriquer ça !

– Non ! Il faut que ce soit d’authentiques bijoux d’adolescente.

– Je n’ai pas de bijoux d’adolescente !

– Mais tu en connais plus que moi !

– Mais elles ne sont pas glitter-truc mes amies !

– Elles ont bien des bagues, des bracelets, du vernis à ongles coloré ! Mince alors ! Tu n’as pas ça dans les parages ?

– Il va falloir que je demande à des filles de sixième ! Ou à des filles de mon âge que je n’aime pas !

– Bon alors je vais devoir faire du shopping…

Première phase du tournage : vendredi. A suivre, donc, quand j’aurai fini mon shopping !

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Yvan Pommaux

Yvan Pommaux est de passage à Brest. Ils ‘agit bien d’un événement exceptionnel. La rencontre aura lieu aux Enfants de Dialogues, le 10 février à l’occasion de la parution de « Casse-tout » aux éditions École des Loisirs.

Présentation de l’ouvrage – Extrait

Yvan Pommaux, auteur et illustrateur, raconte l’histoire d’un petit homme si rêveur, si distrait et si maladroit qu’on l’appelait Casse-Tout. Ce jeune homme tombe amoureux de sa voisine, ce qui le rend encore plus maladroit, mais tellement plein de bonne volonté. Mais comment séduire quelqu’un à qui l’on casse les pieds ?

Entré comme maquettiste en 1970 à l’Ecole des Loisirs, Yvan Pommaux se lance dans l’univers du livre pour enfants avec la minutie qui le caractérise. Les personnages et les sujets favoris d’Yvan Pommaux ne sont pas moins singuliers que son style de dessin, reconnaissable entre mille même s’il a spectaculairement évolué, de La pie voleuse à John Chatterton détective.


Il a récemment publié J’veux pas y aller (éd. Bayard Jeunesse), l’histoire d’un jeune garçon qui refuse d’aller à l’école jusqu’à ce qu’il rencontre la douce Atalante, une jeune écolière qui n’est autre que la personne de ses rêves ; et Orphée et la morsure du serpent, la légende d’Orphée et Eurydice racontée par une jeune femme.

Entretien avec Yvan Pommaux (Une production École des Loisirs)

Tous les matins je me réveille en trouvant miraculeux de publier des livres, et qu’il y ait suffisamment de lecteurs pour que je puisse en vivre. Pour des tas de livres, je ne serais pas répondre à la question de ce qui est à l’origine de l’histoire, de l’idée de départ.

J’ai du mal – en tant qu’adulte – à me dire que je me projette dans un petit corbeau mais surement qu’il y a de moi dans ce personnage.

Je suis graphiste et je dessine des personnages noirs. Comme d’ailleurs, John Chaterton Détective, qui est un chat noir. Je ne suis pas le seul dans ce cas là, Crazy Cat, Félix le Chat, Mickey sont des personnages noirs. C’est une tendance graphique, l’animal dessiné devient une sorte d’idéogramme noir, très saisissant dans les images…

Je me souviens que je dessinais à la Maternelle, je dessinais plus volontiers un incendie et les pompiers sauveurs du monde. Quant aux lectures, je lisais des BD de gare. J’adorais une petite BD qui s’appelait Pepito. L’histoire d’un petit corsaire.  Imprimé sur un mauvais papier mais dont le dessin était très soigné, au trait avec des aplats noirs.  Cette bd ma certainement influencé.

L’écriture a été pour moi une divine surprise. L’école des loisirs incite les illustrateurs à écrire. J’ai pris confiance. Je n’ai pas d’angoisse vis-à-vis de l’écriture car je pense que je suis un auteur par accident. J’essaye de bien faire, tout simplement. Si on change mon texte, ça m’est égal. Avant je tirais la langue, avec mon lexis à portée de mains, je l’ai toujours d’ailleurs. Mais j’ai pris goût à l’écriture. Le texte a pris plus d’importance, petit à petit.

Si je commence à analyser la manière dont je travaille, je me plante. Je travaille au feeling. Je remplis des cahiers, des carnets qui ne sont lisibles que par moi. Dans ces carnets, il y a énormément de croquis, de morceaux de textes. Parfois davantage de textes que de croquis. Textes et dessins viennent un peu en même temps.

Je n’ai pas de technique précise. Je ne cherche pas non plus à avoir un style précis. Tout dépend des circonstances…de l’histoire. Je peux me servir de crayon, de l’aquarelle.

Au début, je pensais être artiste peintre.  Mais je ne trouvais pas l’entrée de ce monde là. Je ne l’ai jamais trouvée. J’ai commencé l’illustration dans des magazines  puis je suis entré à L’école des loisirs.

Faire des livres, c’était peut-être mon Karma. Il y a un aspect appliqué, bénédictin dans ce métier qui me va bien.

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Liens complémentaires

Tout savoir sur la rencontre : sur le site de la librairie

Séries Littéraires : une présentation de son oeuvre

La vidéo  : de l’entretien avec Yvan Pommaux

Et toujours

Calendrier : le programme complet de nos rencontres à la librairie

dialogues TV : visionner les dernières rencontres de la chaîne


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